SEED Science


Histoire de la médecine 
Les prémices de la médecine moderne : Grèce

Hippocrate refusant les présents d’Artaxerces

 

Avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque nationale de médecine (National Library of Medicine) (anglais).

 

Le tableau « Hippocrate refusant les présents d’Artaxerces » de la française Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1824) montre Hippocrate refusant des présents offerts en rétribution de ses services.

Malgré la théorie humorale, Hippocrate est souvent décrit comme le « père de la médecine moderne ». Ses disciples et lui-même ont rédigé plus de 70 traités, dans lesquels est résumée une médecine basée sur la raison. Ils ont également mis par écrit un grand nombre des principes de la pratique médicale moderne. Par exemple, ils affirment que la maladie peut être due non seulement à des causes internes mais également à des influences externes, comme le climat, l'hygiène personnelle, le régime alimentaire et l'activité. Ils préconisent une observation minutieuse des patients impliquant les cinq sens et la consignation par écrit de ces observations. La thérapie, quant à elle, devait rester simple : bains, changement de régime alimentaire, une éventuelle prescription médicamenteuse et une intervention chirurgicale dans les cas extrêmes. Mais surtout, le médecin se devait de travailler selon une éthique : il devait dispenser ses soins sans se laisser influencer par l'appât du gain. Ces exigences éthiques sont synthétisées dans le célèbre Serment d'Hippocrate, que la plupart des jeunes médecins diplômés prononcent toujours.

La base de la tradition médicale occidentale

L'approche scientifique de la médecine a beaucoup progressé grâce à Aristote, l'illustre philosophe grec du 4e siècle avant Jésus-Christ. Aristote est le premier à avoir disséqué des animaux pour en étudier les organes. Mais puisqu'il utilisait uniquement des animaux, il avait conclu, à tort, que le cœur humain compte trois chambres, comme celui des amphibiens.

Les premières dissections du corps humain ont eu lieu à Alexandrie, en Égypte. Au 3e siècle avant Jésus-Christ, Alexandrie était la capitale culturelle du monde hellénique, la sphère de l'influence politique grecque établie par les conquêtes (asiatiques pour la plupart) d'Alexandre le Grand, lequel, par coïncidence, avait suivi les enseignements d'Aristote. C'est à cette époque que la grande bibliothèque d'Alexandrie a été érigée pour rassembler les ouvrages des quatre coins du monde.

 

Devoirs du médecin

Avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque nationale de médecine (National Library of Medicine) (anglais)
.  .

Hippocrate est l'auteur d'un certain nombre de textes médicaux, notamment les Devoirs du médecin. La page de couverture illustrée ici est celle d'une édition ultérieure.

  Hérophile

Avec l'aimable autorisation de Charles Savona Ventura et Victor E. Grech, « Concepts en cardiologie : une perspective historique » Images de cardiologie pédiatrique 1999 ;1:22-31.

Hérophile, médecin à Alexandrie, en Égypte, a disséqué plusieurs corps humains pour connaître l'anatomie humaine. C'est lui qui a identifié le rapport entre le pouls et le cœur.

Les premières dissections du corps humain connues ont été pratiquées de la main d'un certain Hérophile. Selon la légende, il avait reçu l'autorisation de disséquer des criminels vivants condamnés à mort. Que cela soit vrai ou non, Hérophile a énormément développé l'anatomie humaine. Hérophile a découvert la prostate et le duodénum qui portent toujours le nom qu'il leur a donné. Il a également déterminé que les artères étaient remplies de sang et non d'air, comme on le croyait jusqu'alors. Il a compris que le cerveau était le centre du système nerveux et le siège de l'intelligence, et délimité le système nerveux, en établissant la distinction entre nerfs moteurs et nerfs sensitifs.

 

Systèmes vivants 
SYSTÈMES VIVANTS 

La Rome antique a par la suite adopté les traditions médicales développées en Grèce.


Looking for more information?